La clownesse Oh la la, dans l’intimité de sa loge, prête à se perdre dans le blanc de son maquillage, prête à mourir au jour pour se perdre dans la nuit, sent taper fort en elle ce « roulement de tambour », qui est à la fois une grande mélancolie et une joie vorace ;
« et par lui, tout peut advenir ».
Et c’est précisément pour que tout advienne, que la clownesse procédera encore à son rituel : peindre son visage, mettre son costume, disparaître avec passion. Et parler, l’exercice le plus périlleux qu’elle n’ait jamais osé tenter : prendre la parole, au plus près d’elle-même.
Parce qu’elle croit « qu’aucune vérité ne saurait se dire sans le masque ». Sur le chemin de la loge de la clownesse, vous croiserez sans doute d’autres figures, chantantes…
Elle, la « Oh Là Là » qui fait avec aisance les pirouettes, les pitreries et les grimaces, se met cette fois à nu. Ce soir, précisément, elle a besoin de se confier à la nuit.
texte : Olivier Py dramaticule extrait de « La servante »
Un solo de : Marlène Gagnol / Accompagnée par Hélène Gratet
Renseignements et réservations :
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